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BEAUREGARD, ALPHONSE
[Pseud.: A. Chasseur]
(1885-1924).

Poète, né à La Patrie (Compton).

A la mort de son père, en 1892, il doit abandonner ses études après un cours commercial élémentaire à l'Académie Girouard, à Saint-Hyacinthe. Il travaille à la manufacture de chaussures Côté jusqu'en 1898, puis il s'établit à Montréal où il devient comptable pour la compagnie Singer. En 1907, il entre au service de la Commission du Havre. Son ami Francis Saint-Germain lui a ouvert sa riche bibliothèque familiale.

Il consacre ses loisirs à la poésie depuis 1906. Ses premiers poèmes paraissent dans La Revue et dans Le Nationaliste, et ses récits dans L'Avenir du Nord, La Revue moderne,... Le 28 octobre 1908, il est reçu à l'École littéraire de Montréal dont il sera secrétaire de 1911 à 1922, et président en 1922.

Il publie un premier recueil de poésie en 1912, Les Forces, et un second, Alternances, en 1921. Sa poésie est une longue méditation sur l'homme. «Sans être poète de premier plan, écrit Raymond Rivard, Alphonse Beauregard affiche une originalité certaine. Si une partie de son oeuvre n'est pas viable, l'autre n'est pas à rejeter. Après Nelligan, on aurait tort de croire que l'angoisse poétique s'est éteinte». Paul Wyczynski situe ce poète entre Jean Charbonneau et Gonzalve Desaulniers: «il ressemble au premier par ses tendances philosophiques; de l'autre, il a hérité cette inclination à brosser un paysage qui ne sert d'ailleurs que de fond à sa pensée. Beauregard affectionne le poème strophique et l'alexandrin bien balancé. Vers la fin des Alternances, nous rencontrons quelques poèmes en vers libres ainsi que des compositions plus mélodieuses, à la manière romantique. Dans l'ensemble, cependant, l'art du vers ressemble à la rigueur du raisonnement; l'argumentation philosophique se sert abondamment de la personnification».

OEUVRES

Les Forces (poésie), Montréal, Arbour & Dupont, imprimeurs-éditeurs, 1912, 168 p.

Les Alternances. Poèmes, Montréal, Roger Maillet, éditeur, 1921, 145 p.

ÉTUDES

Madeleine [Anne-Marie Gleason-Huguenin], «Chronique», La Patrie, 34e année, no 78, 27 mai 1912, p. 4.

Edmond Léo, «Les Forces», Le Devoir, 3e année, no 145, 20 juin 1912, p. 1.

Louis Dantin, «Chronique littéraire, M. Alphonse Beauregard», La Revue moderne, 1re année, no 12, 15 oct. 1920, p. 12-16; aussi dans Poètes de l'Amérique française, Montréal, Louis Carrier, 1928, p. 26-54.

Jean-Aubert Loranger, «Les Alternances par M. Alphonse Beauregard», Le Canada, vol. 19, no 254, 1er févr. 1922, p. 4.

[Anonyme], «Littérateur canadien qui est décédé», La Presse, 40e année, no 76, 15 janv. 1924, p. 23.

Raymond Rivard, Alphonse Beauregard de l'École littéraire de Montréal. Thèse de maîtrise, Ottawa, Université d'Ottawa, 1968, viii, 198 f. Portrait. Bibliographie.

Paul Wyczynski, «L'Héritage poétique de l'École littéraire de Montréal», La Poésie canadienne-française, Montréal, Fides, 1969, p. 75-108, surtout p. 97-100. «Archives des lettres canadiennes» 4. Raymond Rivard, «Alphonse Beauregard», L'École littéraire de Montréal, Montréal, Fides, 1972, p. 255-279. «Archives des lettres canadiennes» 2.
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