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HÉBERT, MAURICE
[Pseud.: Claude Cotnoir]
(1888-1960).

Poète et critique, né à Québec.

Il fait son cours classique au Collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière et au Petit Séminaire de Québec. Il étudie ensuite le droit à l'Université Laval, mais n'exerce son metier que de 1910 à 1913. Il devient alors fonctionnaire et occupe successivement les postes de secrétaire au Bureau des statistiques de la province de Québec, secrétaire au ministère des Travaux publics et du Travail, publicitaire du gouvernement, puis il est nommé, en 1940, directeur général du Tourisme et de la Publicité. En outre, il donne des cours de rhétorique française et anglaise au Collège de Sillery et à l'Université Laval, écrit de la poésie et du théâtre, collabore au Canada français (1925-1939), à L'Enseignement secondaire, aux Mémoires de la Société royale du Canada, au Terroir de Québec, à L'Evénement.

Membre de la Société royale (1935), de la Société des poètes canadiens-français, il est officier de l'Instruction publique de France, reçoit le grade honorifique de docteur ès lettres de l'Université Laval et la médaille de vermeil de l'Académie française.

Maurice Hébert n'a pas réuni en recueil son oeuvre poétique qui est considérable. A eux seuls, les extraits du «Cycle de Don Juan» parus dans les Mémoires de la Société royale et ailleurs fournissent matière à un bon volume. C'est de la poésie souvent directe, dialoguée, soignée jusqu'à la recherche et la préciosité. De source romantique, ces vers habituellement bien faits et aux rythmes variés expriment une âme chrétienne réfléchie et sentimentale à la fois.

Mais Hébert est surtout connu comme chroniqueur et critique littéraire. Très cultivé, il pratique surtout, à l'exemple de son maître Camille Roy, la critique «constructive». En effet, comme l'écrit Romain Légaré, «il a fondé sa propre conception sur deux principes fondamentaux: charité et justice; charité qui exige la pénétration sympathique d'une oeuvre pour en comprendre l'angle de vision, charité qui, pour M. Hébert, comprend gentilhommerie et sens chrétien; justice qui exige le respect des auteurs et des ouvrages étudiés, la franchise du verdict concernant la valeur de l'oeuvre». Il est le père d'Anne Hébert.

OEUVRES

De livres en livres. Essais de critique littéraire, Montréal/New York, Louis Carrier & cie/Les Editions du Mercure, 1929, 251 p. Préface de Camille Roy.

... Et d'un livre à l'autre. Nouveaux essais de critique littéraire canadienne, Montréal, Éditions Albert Lévesque, 1932, 271 p. «J».

Les Lettres au Canada français (1re série), Montréal, Éditions Albert Lévesque, 1936, 250 p. «J».

L'Immigration, problème angoissant (essai), Québec, Commission de la Survivance française en Amérique, 1947, 23 p.

Articles

«Le Cycle de Don Juan»  (poème),Le Canada français, vol. 8, no 5, juin 1922, p. 362-369.

«Séraphin Marion. Sur les pas de nos littérateurs», Revue de l'Université d'Ottawa, vol. 3, no 4, oct.-déc. 1933, p. 514-525.

«La Littérature de langue française au Canada», Le Canada français, vol. 22, no 1, sept. 1934, p. 69-77.

«Critique et Régionalisme», Le Canada français, vol. 24, no 3, nov. 1936, p. 253-265.

ÉTUDES

Camille Roy, «De livres en livres», L'Enseignement secondaire au Canada, vol. 9, no 3, déc. 1929, p. 168-172.

Séraphin Marion, «De critique en critique», En feuilletant nos écrivains, Montréal, LACF, 1931, p. 23-32.

[Anonyme], «Un nouveau regard sur la critique littéraire et artistique au Canada français», Le Canada français, vol. 25, no 4, déc. 1937, p. 433-444.

Charles-Marie Boissonneault, «Maurice Hébert 1888-1960», Mémoires de la Société royale du Canada, 3e série, vol. 54, appendice B, 1960, p. 117-121.

Romain Légaré, «Maurice Hébert», Lectures, vol. 8, no 5, janv. 1962, p. 132-134.

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