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GOUIN, GASTON
(1944-1970).

Poète, né à Saint-Camille (Wolfe).

Après des études primaires et secondaires à Saint-Camille et à Sherbrooke, il entre à l'École normale de Sherbrooke. Il enseigne ensuite à Saint-Hilaire, puis à Sherbrooke. Il continue en même temps ses études en lettres françaises à l'Université de Sherbrooke (licence ès lettres, 1969). Alors qu'il est rédacteur en chef du Campus estrien, il participe, avec Antoine Naaman, à la fondation des Éditions Cosmos et du Campus libre. Il meurt le 10 juin 1970 à la suite d'un accident.

Bien que sa poésie ait suscité diverses opinions de la part de la critique, il n'en demeure pas moins un animateur qui a profondément marqué la région estrienne. «Il incarnait singulièrement, écrit Gaëtan Dostie, le Québécois quotidien: tributaire à la fois de la mentalité urbaine et rurale, continuellement mobile et d'une haute capacité de conscience de soi, mais aussi spontané, direct, engagé, profond. Un pur produit de cette décade bouleversante».

OEUVRES

Temps obus, 1963-1968 (poésie), Sherbrooke, Librairie de la cité universitaire, 1969, 102 p. Ill. Postface de Gaëtan Dostie. «Amorces»; Sherbrooke, Éditions Cosmos, 1975.

Le Double-roi (poème-affiche), Sherbrooke, Édition privée, 1970. (Hors commerce).

Poème-affiche, Sherbrooke, Éditions Cosmos, 1970. (Hors commerce).

J'il de noir. Poésie, [Sherbrooke/Montréal], Cosmos/Hexagone/Parti Pris, 1971, 55 p. Portrait. Ill. de l'auteur. Préface de Gaëtan Dostie. «Relances».

Articles

«Une place à Gaston Miron, poème de la rébellion: Raoul Duguay, Pierre Vallières, un gars de chez nous écrit avec son sang», Le Campus estrien, vol. 14, no 6, oct. 1969, p. 10-11.

«1948: Refus global - 1968 Contestation globale, Borduas et le Québec, ce que j'en pourrais dire... de la contestation», Le Campus estrien, vol. 14, no 13, nov. 1969, p. 10-11, 15, 17.

«La Révolution indépendantiste ou Le Nationalisme d'une classe opprimée», Le Campus estrien, vol. 14, no 23, déc. 1969, p. 9-11.

«Voyage aux antipodes»  (poésie),Liberté, vol. 12, no 2, mars-avril 1970, p. 72-75.

«Le Petit Serin blond», Contes et Nouvelles du Québec. Concours I, Montréal, Editions Cosmos, 1970, p. 7-10. «Amorces».

«Le Très Haut Dire et Pierre Vallières, l'outre-mot, l'outre-mort, La Littérature selon Maurice Blanchot», Études françaises, 1971, p. 16-22, 150-155.

«Gaston Gouin», Ellipse, nos 25-26, 1980, p. 48-51. (Poèmes français traduits en anglais.)

ÉTUDES

[Anonyme], «Lancement demain à Sherbrooke d'un recueil poétique», La Tribune, 59e année, no 268, 11 janv. 1969, p. 12.

[Anonyme], «Effervescence nouvelle dans le domaine de la création littéraire à Sherbrooke», La Tribune, 59e année, no 279, 14 janv. 1969, p. 10.

Jean-Guy Pilon, «Des poètes, un peu partout dans le Québec», Le Devoir, vol. 60, no 37, 15 févr. 1969, p. 17.

André Couture, «Poèmes de l'un, poèmes de l'autre», Le Droit, 57e année, no 38, 10 mai 1969, p. 7.

Michel Beaulieu, «Temps obus de Gaston Gouin», Livres et auteurs québécois, 1969, p. 111.

Réginald Martel, «Cosmos des éditions bien nées», La Presse, 86e année, no 73, 28 mars 1970, p. 32.

Pierre Coulombe, «A propos de Gaston Gouin: tout de noir vêtu, un poète de la terre», Le Devoir, vol. 61, no 144, 20 juin 1970, p. 2.

«Gaston Gouin 1944-1970 , Sherbrooke/Windsor, Société Gaston Gouin/Carnets des auteurs réunis, 1970, [n.p., 29 p.]. Ill. de Gaston Gouin. (Hommages à Gaston Gouin).

Réginald Martel, «Ainsi laisser parler», La Presse, 87e année, no 246, 23 oct. 1971, p. C-3.

Marielle Gervais, «J'il de noir de Gaston Gouin», Livres et auteurs québécois, 1971, p. 160.

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