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AU CENTRE DE L'ÉCHO

recueil de poésies de Robert HÉBERT

Robert Hébert naît à Montréal le 24 décembre 1944, de Robert Hébert et de Rose-Gabrielle Massé. Il étudie à l'école Philippe-Aubert-de-Gaspé, au collège Saint-Viateur d'Outremont, où il obtient son baccalauréat (1965), à l'Université de Montréal, qui lui décerne une maîtrise en philosophie (1968), et complète un doctorat en philosophie (1975) à l'Université de Paris-X (Nanterre). Professeur de philosophie au CEGEP de Maisonneuve depuis 1973, il collabore à la Nouvelle Barre du jour, à Philosophiques, à Dialogue et à Revue et Corrigée

Dédicacé à ses parents, à ses amis et à la fidélité, le recueil de Robert Hébert, Au centre de l'écho, comprend quatre grands mouvements composés de courts poèmes : « Incidences », « Allumeéternité», « l'Offrande-offrande », et «Amitié de la mer ». L'ouvrage ne présente ni pagination, ni table des matières et peu de ponctuation. Cependant, on peut s'inspirer de deux poèmes pour suivre les mouvements de cette poésie : « Adagio » et « Toccate et Fugue » dont les titres correspondent justement aux rythmes tantôt lents, tantôt précipités, qui animent tout le recueil

Le poète plonge d'emblée dans l'espace poétique créé : « Le blanc de tes yeux ° a neigé sur mes branches º c'était l'hiver » (« Incidences »), et le parcours de sa poésie devient un voyage, une chevauchée qui conduit au centre de l'âge, du souvenir, de la vérité, de la nuit : « Une profusion ° de chevaux c se frotte ° à la nuit » (« Allumeéternité »). Et là, en ce centre, c'est la découverte du pouvoir des mots, ceux-là qui font image, qui éclatent en mille échos et brillent sous l'éclatement des sonorités et sous la multiplicité des sens ; car, affranchie des règles traditionnelles, cette poésie redonne au langage son pouvoir évocateur, son élan créateur. Le mot est disponible, ouvert, libéré de son usage quotidien. Ce choc des mots vient de la richesse des images, métaphores, comparaisons, répétitions et oppositions, qui dévoilent les remous d'un discours intérieur, celui d'une âme à vif. Certains reviennent avec insistance, voire avec obsession : yeux, blanc, mer, sel, nuit, lèvre, sourire, étoile, nuage, amitié, fidélité, amour, offrande. S'ils semblent épars, ils ont tôt fait de s'orchestrer sous la rêverie de l'eau, laquelle permet le rapprochement des univers où l'étoile du ciel s'apparente à l'étoile de mer. Dans cette thématique de l'eau opposée à celle du feu naissent des images flamboyantes et profondes : « Allumeocéan ° goutte à goutte ° Allume-éternité » (« Allume-éternité »)

Dans Au centre de l'écho, il y a la vie, l'amour, la fidélité, l'appartenance, la renaissance, l'éternité que l'on retrouve, et, ainsi que le dit Jacques Heyen dans sa présentation de l'œuvre, l'on vit « dans la complicité de tout, Dieu ». Cette poésie est un hymne à la vérité qui se cache au centre de l'être, et dont les accents ou les échos débouchent sur l'infiniment grand

France Nazair-Garant

OEUVRES

AU CENTRE DE L'ÉCHO

[Montréal], les Éditions Nacès, [1962], [381 p

ETUDES

Jacques Heyen [Présentation] [n. p.]

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