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AMOUR, POLICE ET MORGUE

recueil de nouvelles de Jean-Maurice Laporte

Jean-Maurice Lapone naît à Montréal le 3 mars 1919, d'ArmandLaporte, commis comptable, et d'Aurore Lespérance. Il étudie au collège André-Grasset puis au collège Brébeuf. Il devient libraire à la librairie Tranquille et, ensuite, à la librairie Pony-Hachette. En 1955, il entre à Radio-Canada, section télévision, à titre de réalisateur au Service des nouvelles. Codirecteur de la revue Place publique, avec Jean-Jules Richard, il collabore également, parfois sous les pseudonymes de « Jim Longpré » ou de « Tek », à Montréal-matin, au Jour, au Clairon, au Canada, au Devoir et à la revue les Idées

L'EX-COMMANDO Jim Longpré, maintenant détective privé, raconte ses exploits sous forme de recueil de nouvelles : douze histoires policières, une d'espionnage. Cette dernière consiste à exécuter, à la demande du F.8.1., un agent secret russe, ex-membre de la Gestapo. Deux autres sont des affaires de chantage se terminant par l'arrestation ou la liquidation du maître chanteur, et dix ont trait à des meurtres ou à des tentatives de meurtre : à six reprises l'assassin est arrêté et remis à la police, une fois il se suicide pour ne pas compromettre sa famille, dans un autre texte, on ignore son sort final et, en deux occasions, il est éliminé. Autrement dit, Jim Longpré n'hésite pas à devenir violent et à se substituer à la Justice lorsque des personnes auxquelles il tient (y inclus lui-même) sont attaquées par la pègre

Le détective narrant ses propres aventures, en général assez courtes puisque le texte préfère le récit à la scène, donne parfois l'impression au lecteur de lire une histoire possible, et non une histoire vécue. De plus, certains indices sont trop voyants, sinon contradictoires : ainsi, si tel meurtrier avait prémédité d'étrangler une jeune fille avec un bas, pourquoi avoir apporté le second bas de la paire et l'avoir jeté près du lieu du crime ? Si tel autre a voulu camoufler un assassinat en suicide, pourquoi a-t-il volé le portefeuille et les clés de la victime? Malgré ces failles, et à cause même du privilège que lui accorde le récit, le narrateur finit cependant par acquérir une certaine consistance qui rend progressivement plus plaisante la lecture de ses aventures

Guy Bouchard

OEUVRES

AMOUR, POLICE ET MORGUE

Montréal, les Éditions de l'Homme, [1961], 141p

ETUDES

[Anonyme] «les Livres. Amour, Police et Morgue, par Jean-Maurice Laporte » Bulletin du Cercle juif novembre 1961, p. 3

Jean-Michel Cléroux « Louables Efforts. Amour, Police et Morgue » LAC 1961, p. 26

Roger DUHAMEL «Romans et Nouvelles » UTQ July 1962, p. 550-566 [v. p. 564]

Guy Robert « Coups d'œil sur douze romans de 1961 » Maintenant mars 1962, p. 112

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