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LE SURVENANT

roman de Germaine GUÈVREMONT (née Grignon)

L'arrivee de Germaine Guevremont dans Ie paysage litteraire quebecois fut aussi inattendue que celle du Survenant « un soir d'automne, au Chenal du Moine ». Certes, Ia romanciere n'etait pas une parfaite inconnue. Non seulement avaitelle pratique Ie journalisme au Courrier de Sore/ et a The Gazette mais aussi manifeste ses talents d'ecrivain a Ia revue Paysana et publie en 1942 un recueil de nouvelles, En pleine terre *. En outre, elle souffrait de quelque tare hereditaire: son pere Joseph-Jerome avait ete redacteur du Nord et avait publie en 1898 un long poeme, Un lutrin canadien *, et un recueil de souvenirs, Ie Vieux Temps*, en 1921. Son oncle, Edmond Grignon, mieux connu sous Ie pseudonyme « Vieux Doc», avait acquis une certaine rehommee par Ia publication de deux recueils: En gueitant les ours*, en 1930, et Quarante ans sur Ie bout du bane*, deux ans plus tard. Quant a son cousin, Claude-Henri, il connaissait Ia celebrite au moment oil Germaine faisait ses premieres armes

Mais nul ne s'attendait à ce qu'elle publiât un roman d'une aussi grande qualité. Le Survenant * souffla comme un vent dévastateur. Il reçut, dès sa parution, le prix Duvernay, puis le prix David, et, après sa publication à Paris, chez Pion, le prix Sully-Olivier de Serres, de l'Académie française. La critique d'ailleurs accueillit fort bien le roman. U faut feuilleter l'Action nationale, le Canada français. Culture pour comprendre que, dès le début, le Survenant avait fait l'unanimité

Certains esprits tordus pourraient croire que, profitant du succès de Un homme et son péché* de Claude-Henri Grignon, Germaine Guèvremont, qui d'ailleurs participa à la mise en ondes du personnage de Séraphin Poudrier, ait voulu imiter son cousin en produisant un récit de son cru qui n'en soit qu'une pâle copie. Si tel a été le cas, il faut avouer que les résultats ont dépassé les intentions et que Germaine Guèvremont a réussi sinon à dépasser son maître du moins à l'égaler. Le Survenant, au même titre que Menaud, maîtredraveur*, Trente arpents* et, bien sûr, Un homme et son péché*, s'inscrit dans l'âge d'or du roman du terroir. D'une certaine façon il en exprime le point culminant. Après lui s'amorce le déclin de l'esthétique du terroir : plus jamais on ne pourra retrouver le ton puissant des années 1930-1945. Gabrielle Roy, avec Bonheur d'occasion *, aura accompli son ravage. Dorénavant le roman sera urbain et si, d'aventure, il conserve quelque relent du terroir ce sera à cause de son côté «Survenant » qu'il s'imposera. Il faut se souvenir que les deux meilleurs écrits consacrés à la terre dans les années 1950, Louise Genest* de Bertrand Vac et les Jours sont longs * de Harry Bernard, ne le sont qu'en vertu de l'envoûtement de la forêt, c'està-dire de la fascination qu'exerce sur les héros l'appel des grands espaces

À ce titre, le Survenant reste une œuvre exemplaire dans la mesure où, reprenant l'antagonisme perçu dès le début de notre littérature par Patrice Lacombe (la Terre paternelle*), mais stigmatisé par Louis Hémon dans Maria Chapdelaine * («C'était l'éternel malentendu des deux races : les pionniers et les sédentaires »), il a réussi à élever jusqu'au niveau du mythe l'image abhorrée et adorée du nomade

Mais, avant de pousser plus loin dans ce genre de considération, traçons les grandes lignes de ce récit pour en mieux comprendre le sens et la portée

Le roman, qui totalise (plus ou moins selon les éditions) quelque deux cents pages, se divise en dix-neuf chapitres dont deux seulement (les chapitres x et XV) atteignent vingt pages ou plus. Les autres se réduisent à une dizaine de pages ; ce qui signifie que, fidèle à sa vocation de conteuse, Germaine Guèvremont, plutôt que de se lancer dans une analyse en profondeur des sentiments humains, a préféré multiplier les événements pour mieux faire connaître son personnage

Du reste, l'auteur a choisi délibérément de bousculer la chronologie du récit pour que le Survenant puisse lui-même l'inaugurer, de sorte que s'établit une étrange distorsion dans le texte, le deuxième chapitre précédant dans le temps le premier. Ainsi donc le premier paragraphe se lit comme suit : « Un soir d'automne, au Chenal du Moine, comme les Beauchemin s'apprêtaient à souper, des coups à la porte les firent redresser. C'était un étranger de bonne taille, jeune d'âge, paqueton au dos, qui demandait à manger. – Approche de la table. Approche sans gêne. Survenant, lui cria le père Didace. »

On pourrait pérorer longuement sur cet incipit dont les qualités littéraires, quant à la technique du récit, semblent tout à fait remarquables. En quelques lignes sont présentés le lieu (Chenal du Moine), la famille (les Beauchemin), les deux principaux personnages (Survenant nommé dès le début et le père Didace) de même que ce qui constituera le ressort dramatique du texte : l'arri vée impromptue d'un étranger qui vient bouleverser l'ordre immuable des choses et les oblige, l'expression paraît tout à fait heureuse, à se « redresser »

Et c'est effectivement en ce sens que le personnage relève du mythe. Au Chenal du Moine, et plus spécifiquement dans la famille des Beauchemin, il y aura « l'avant » et « l'après », le point de démarcation étant indiqué par l'arrivée du « grand dieu des routes »

«Grand dieu des routes » ! Il se pourrait que le qualificatif se révèle on ne peut plus vrai. Car le Survenant, ce qu'indique implicitement le deuxième chapitre, qui se présente comme une sorte de lamentation du père Didace d'avant sa venue, arrive à point nommé. Une sorte de Moïse pour cette famille des Beauchemin qui, après avoir connu la fierté de sa race, flotte maintenant lamentablement à la dérive. Devant les Provençal, les Beauchemin ne font vraiment plus le poids. Peut-on décemment opposer les fils de Pierre-Côme Provençal, tous quatre «robustes, vaillants et forts», à ce mol Amable Beauchemin, «fils unique, maladif et sans endurance à l'ouvrage»? Si, au moins, il avait épousé une vraie femme au lieu de lier ses jours à cette Alphonsine «faible et d'un naturel craintif» et qui, de surcroît, se révélait être «une orpheline élevée pour ainsi dire à la broche »

L'intrigue du Survenant prend donc racines dans une lutte de familles pour le pouvoir. L'arrivée subite de l'étranger fait à nouveau pencher la balance du côté des Beauchemin. Mais cela ne va pas sans mal. Celui qu'Angélina, dès le troisième chapitre, ne «quittfe] pas des yeux» parce qu'elle est fascinée par son grand rire «en cascades» et par sa chevelure «d'un roux flamboyant [...] pire qu'un feu de forêt » laisse sa trace partout où il passe et s'installe avec un sansgêne qui horripile Phonsine. Le Survenant, un vrai « fend-le-vent », dira-t-elle avec mépris, se conduit «comme un fils de seigneur» et ose en plus boire à même sa tasse sacrée ! Inutile de préciser qu'Amable ne peut supporter la présence de cet intrus qui lui fait cruellement prendre conscience de sa naturelle paresse. Qu'à cela ne tienne ! Aux yeux de Didace, le Survenant a redonné à la famille le panache qui lui manquait. À ce point que, comme on le précise dans le cinquième chapitre, «tous les soirs depuis l'arrivée de Venant, la cuisine s'emplissait [de curieux venus entendre] ce que le Survenant pouvait raconter du vaste monde ». Ayant conquis la faveur de Didace qui, du reste, depuis son arrivée ne cessait de se mirer en lui, il a pris place aussi dans le cœur d'Angélina. Il subjugue hommes et femmes. Il maîtrise les choses aussi. Il manifeste un savoir-faire en tout. Ne s'est-il pas proposé (ch. vin) de construire au père Didace rien de moins qu'un canot pour remplacer celui qui lui a été volé?

Et, comme si le bonheur n'arrivait jamais seul, voici que s'amène pour le temps des fêtes Marie-Amanda, fille de Didace, venue de l'île de Grâce. Dans l'économie du texte, les chapitres vin, IX, x et Xl dessinent le sommet du récit. Le Survenant et Marie-Amanda forment une sorte de couple mythique, rappel pour Didace du temps heureux de la suprématie des Beauchemin. Mais c'est en même temps l'annonce des premiers indices de la fêlure du héros qu'est le Survenant. S'il se révèle excellent conteur et envoûtant chanteur, s'il a donné une magistrale raclée à Odilon Provençal, il n'empêche qu'il a quitté pour la première fois le Chenal du Moine, revenant «une bosse au front et le côté droit de la figure passablement tuméfié». Par la suite, Bernadette Salvail a pu, seule avec lui dans la grand-chambre, constater que le Survenant « buvait autrement » que les gens du Chenal, à petites gorgées, «attentif à ne pas laisser une goutte s'égarer», «comme avec des gestes tendres »

Le Survenant se dévoile peu à peu. D'ailleurs, au moment même où toute la famille Beauchemin, séduite par les talents de menuisier du Survenant, rêve de prospérité, Phonsine elle-même songeant qu'elle pourrait très bientôt échanger le gros poêle contre «un autre, plus moderne, plus léger, un « Happy Thought » par exemple », voici que « le grand dieu des routes » se surprend à balayer l'horizon de l'oeil. Bien entendu il ne s'agit pour lui que d'accomplir un voyage d'affaires, quelques jours à peine pour acheter les outils nécessaires à la pratique de son métier. Mais, en ce temps de débâcle, à cette période de l'année où l'air charrie de si sournois parfums, le prétexte n'échappe pas à Didace: «Aux paroles du Survenant, le cœur de Didace battit à se rompre. Lui, pourtant perspicace d'ordinaire, en perçut moins le sens que le ton nostalgique. Il se vit de nouveau seul avec Amable et Alphonsine. Il vit la maison terne et la terre abandonnée à elle-même »

Pressentiment exagéré dans l'immédiat mais qui se révélera juste à long terme. Chose certaine, le Survenant, plutôt que d'acheter les outils en question, aura pris une mémorable cuite à Sorel (chapitre XII), entraînant à sa poursuite le père Didace qui s'égarera lui-même dans les vapeurs de l'alcool

À partir de cet instant, la chute s'amorce. Le Survenant avoue en effet sa passion pour l'alcool (chapitre xin).. Devant cet état de fait, le père Didace, au lieu de l'aider, se fait en quelque sorte complice de son vice. Ainsi, lors de la rencontre avec l'acheteur de pelleteries, il encourage, bien innocemment semble-t-il, son protégé à boire sa propre rasade de sorte que, « tant que dura l'entretien, chaque fois que le commerçant renouvela l'offre de boire, le Survenant dut avaler double rasade, sur l'invitation de Didace Beauchemin »

Et c'est parce qu'il fantasme une nouvelle filiation rendue d'ailleurs vraisemblable par la découverte d'un ancêtre commun connu sous le nom de Beauchemin dit Petit que Didace s'y montre si myope des défauts du Survenant. Il redoute surtout son départ. Il voudrait à tout prix conjurer le sort : « Le malheureux qui porte dans son cœur un ennui naturel, s'il croit trouver toujours plus loin sur les routes un remède à sa peine, c'est pour rien qu'il quitte sa maison, son pays, et qu'il erre de place en place. Partout, jusqu'à la tombe, il emportera avec soi son ennui. »

Cette pensée, puisée on ne sait en quel livre de sagesse, que Didace n'a pas réussi à formuler verbalement au Survenant, apparaît comme une vaine lamentation. Tout au plus permet-elle de retarder le moment de la fuite. Et de fait on assiste, au cours du chapitre xv, le plus long avec le dixième dont il est l'écho amplifié, à l'apothéose du personnage. Ainsi pour la première fois le Survenant dialogue véritablement avec Angelina. Entre les deux, l'occasion rêvée. Mais le Survenant lui glisse des doigts et ne lui confie que ce que la gypsy lui a prédit à savoir « qu'avant longtemps [il] ferait [...] une longue route ». Angelina, paniquée, ne sait que répondre. Dans le chapitre suivant, c'est elle qui le devance cette fois et qui essaie de convaincre le Survenant de prendre racine dans le sol de Sorel. « Si tu voulais, Survenant... », dit-elle plaintive et toute offerte. À cette question, trop claire pour s'y soustraire, le Survenant donne cette réponse brève, inquiétante, consolatrice et... négative : « Tente-moi pas, Angelina. C'est mieux. » Et le texte ajoute : « À grandes foulées, il se perdit dans la nuit noire. »

Cette « nuit noire » marque son départ définitif du Chenal du Moine. Jamais plus on ne le reverra. Mais, auparavant, il aura eu l'occasion d'acquérir le statut de héros en tenant tête, au cours d'un long et terrible combat, à Louis l'Étrangleur, qualifié à tort ou à raison de champion de la France. Fidèle à lui-même, après cette preuve éclatante de sa force herculéenne, il ira boire les gains de sa résistance avec Joinville, le plus jeune des Provençal, à qui d'ailleurs il soutirera toutes les recettes du marché pour pouvoir continuer la fête jusqu'à ce que l'un et l'autre s'écroulent ivres morts

Il est vrai que, pour les uns, le Survenant aura été « un vrai sauvage », d'une race « pire que des chiens errants». Pour d'autres, pour Angelina plus particulièrement, il aura été une étoile dans la nuit, un carillon qui réveille l'amour, une sorte d'effluve qui, lorsqu'il a effleuré ses narines, l'a ranimée comme la belle au bois dormant. Toujours subjuguée par la crinière en feu de son grand dieu des routes, Angelina parcourra la campagne payant à tous et à chacun les redevances du Survenant, lequel, comme elle se plaît à le rappeler avec trop d'insistance pour que l'aveu ne paraisse pas suspect, lui avait « laissé la commission de régler ses dettes». Pitoyable mais combien touchante cette Angelina dont les mains, avoue si bellement l'auteur, « sans cesse agitées pétrissaient je ne sais quel pain invisible, comme si c'eût été sa douleur qu'elles tournaient el retournaient en tous sens»

Aux côtés d'Angélina, Marie-Amanda, parce qu'elle a le cœur généreux, prendra la défense du Survenant. Mais le plus touché de la famille Beauchemin sera bien sûr Didace qui, «sans cesse à l'affût d'une oreille complaisante [..], guettait les rares passants. Du plus loin qu'il en entrevoyait un, il courait au chemin » pour l'entretenir de « son » Survenant. Mais les gens très tôt ne l'écoutent plus. De toute façon l'image qu'il recrée du Survenant se révèle à ce point idéalisée qu'il ne voudra pas reconnaître en la description de Malcolm-Petit de Lignères, riche héritier de la fortune de M. McDowey, la personne même du Survenant. Malgré les multiples indices qui lui sont fournis, Didace s'obstine à préserver un certain droit d'exclusivité sur celui qui « connaissait tout»

Ainsi se termine le roman. Sur l'image d'un inconnu riche et instruit qui nous fait rêver. Fascination du conte de fée? Chose certaine, le roman de Germaine Guèvremont, parce qu'il compose avec la mythologie québécoise, a connu une fortune considérable

Aujourd'hui il est à se demander dans quelle mesure il n'a pas été mal interprété. L'auteur de ces lignes qui a développé, dans l'Action nationale en 1965-1966, une série d'articles sur les nomades et les sédentaires publiée sous le titre de «la Notion de l'étranger dans la littérature canadienne», se rend bien compte qu'il a mal situé le personnage du Survenant, obnubilé qu'il était alors par son fameux « makinaw » troué. « Méfietoi de lui: c'est un sauvage», disait-on comme entrée de jeu dans ce roman

Or, à y regarder de près, il faut bien reconnaître que le Survenant ressemble moins à François Paradis, le coureur des bois de Maria Chapdelaine qui commerçait avec les Indiens, qu'à Lorenzo Surprenant qui propose à l'héroïne du roman de Louis Hémon «l'inconnu magique des villes». Chose certaine, les deux fugues du Survenant lors de son séjour au Chenal du Moine ont pour objet la ville et non pas la forêt, comme certaines connotations de son appartenance à l'univers des Indiens le laissaient présager

À ce titre, le Survenant s'inscrit bien dans la foulée de Trente arpents. Le roman confirme une présence de plus en plus envahissante de la ville que la « révolution tranquille » couronnera de façon magistrale. L'industrialisation a sonné le glas de l'idéologie agriculturiste emportant dans sa débâcle des valeurs culturelles et spirituelles qui avaient fleuri en terre québécoise depuis plus de deux siècles. En ce sens, le Survenant se présente comme le pur personnage de la contradiction : déguisé en Indien, il poursuit sur toutes les routes le rêve d'une innocente nature mais il échoue toujours lamentablement dans ces lieux «culturels» qu'on nomme bars ou hôtels. Pêcheur de chimères, il vogue sur toutes les mers de l'imaginaire mais coule toujours à pic au fond de sa bouteille

Le Survenant apparaît donc comme une sorte de produit culturel fêlé dont le pouvoir envoûtant demeure considérable, particulièrement pour ce qui concerne une certaine fantasmatique de la société québécoise. Or, dans ce roman, la question essentielle qui est posée concerne la filiation. Dans les deux généalogies, il y a un chaînon manquant: le Survenant se trouve orphelin de père (du moins si l'on accepte que Malcolm-Petit de Lignères et le Survenant ne fassent qu'un) alors que le père Didace renie son propre fils. À vouloir court-circuiter les deux lignées, on ne réussit qu'à produire de bien brûlantes étincelles. La fausse filiation engendre l'échec, et le Surve nant, croyant fuir Angelina, fait en réalité faux bond au père Didace. Éternel enfant prodigue, il se montre par contre incapable d'accéder à la paternité. Quant à Didace, il aura accompli dans le plus total aveuglement son destin de meurtrier. Et, si Amable se montre si veule, c'est qu'il a répondu au désir secret de son père. Ce dernier ne saura jamais qu'il a écrasé son fils de sa toutepuissance castratrice. Car, si Didace, au lieu de donner son affection bourrue au Survenant, cette oie sauvage qui n'était que de passage, l'avait reportée sur Amable, son véritable fils, peut-être les événements se seraient-ils déroulés d'une tout autre manière. Certes, ces hypothèses relèvent de l'arbitraire et ne méritent pas de trop longues considérations. Ce qui est certain, en revanche, c'est que, dans cette poursuite du pouvoir, Didace a dédaigné son fils au profit de l'Autre (qui, est-il séditieux de le dire, parlait anglais). Il a commis une grossière erreur

Cette question du père et du fils, posée avec tant d'insistance dans le Survenant, déborde le cadre de la psychologie des profondeurs et s'étend sur les terres de la sociologie

Le Survenant est l'œuvre d'une femme, et la facture du récit s'en ressent grandement. Si les hommes s'imposent par une sorte de silence terrorisant (car en général, cela est remarquable, ils parlent peu), les femmes, elles, se confient avec un ton de vérité tout à fait étonnant. Les passages qui concernent Phonsine, Angelina et Marie-Amanda me paraissent les plus réussis du livre. À ce titre, les rêveries de Phonsine atteignent une profondeur qui en a fasciné plus d'un

André Vanasse

OEUVRES

LE SURVENANT Roman

Montreal, Editions Beauchemin, 1945, 262 p.; Paris, Librairie Plon, les I'etits-Fils de Plon et Nourrit; [1946], 246 p.; Montreal et Paris, Fides. [1959], 198 p.; [1962], 286 pV; 190 p.; [1964]; [1966]; 248 p^; [1967]; [1968]; [1968]] 190 p.; [1969]; 1970. 248 p.; [1971]; [1971], 248 p.; [1978], 56 p. [edition de luxe]; [1979], 223 p.; The Outlander, Toronto, McGraw-Hill of Canada Limited. 1950, 290 p.; Monk's Reach, London, Evans Bros, 1950, 320 p

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« Le Survenant, roman régionaliste par Germaine Guèvremont » la Bonne Parole avril 1945, p. 14

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«le Survenant» le Droit 20 octobre 1945, p. 2

« le Survenant du rêve et du souvenir...» la Tribune 8 novembre 1945, p. 6

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« Échos » le Canada 18 février 1950, p. 6

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