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JUSQU'À LA MORT!... POUR NOS ÉCOLES! et «VIVENT NOS ÉCOLES CATHOLIQUES ! »

drames de l'abbé James-E. Branch.

Fils d'Angus Branch, garde-chasse, et de Victoire Cormier, garde-feu, James E. Branch naît à Burnsville (Nouveau-Brunswick) le 20 novembre 1907. Il fait ses études classiques au collège du Sacré-Cœur de Bathurst où il obtient son baccalauréat ès arts en 1929. Pendant sa dernière année de collège, il est membre de la Société historique et acadienne et publie cinq de ses six pièces de théâtre dont deux sont en anglais : Whose fault it is et A Friend in need. Ordonné prêtre, il part pour Gravelbourg où il exerce son ministère. Il est rédacteur de la Voix catholique de 1937 à 1939 et commentateur à la radio de Gravelbourg de 1943 à 1952, avant de prendre sa retraite quelques années plus lard.

Alors étudiant au Collège de Bathurst, en 1929, James E. Branch publie sa première pièce de théâtre : un drame historique dont l'action se situe au Manitoba pendant la lutte pour la sauvegarde des écoles confessionnelles en 1890. Jusqu'à la mort !... Pour nos écoles oppose la famille d'Henri Legrand, bachelier catholique, à la famille de Jean-Paul Kasner, bachelier libre penseur, toutes deux très engagées politiquement et prêtes à tout, — à mourir ou à tuer, — pour la victoire de leur idéal. Plus tard, la même année, James E. Branch récidive et publie un autre drame historique qui exploite cette fois la résistance des Acadiens lors de la répression de Caraquet en 1871. « Vivent nos écoles catholiques ! » ou la Résistance de Caraquet fait revivre l'attaque par les Anglais d'un groupe de résistants à la loi King, leur condamnation comme rebelles et leur libération après que la reine les eut graciés.

Si, dans Jusqu'à la mort !, les pôles d'opposition sont déterminés de façon stricte, presque manichéenne, « Vivent nos écoles catholiques ! » présente une analyse historique beaucoup plus nuancée, qui met en évidence les hésitations et les faiblesses d'organisation des résistants, qui donne à l'événement raconté un caractère tragique et à la pièce un potentiel dramatique et scénique nettement plus intéressant.

Lucie Robert.
  • OEUVRES

    JUSQU'À LA MORT!... POUR NOS ÉCOLES. Drame canadien de la « Question des écoles »,

    [Moncton. N.-B., « l'Évangéline » ltée, 1929], 33 p.
  • OEUVRES

    « VIVENT NOS ÉCOLES CATHOLIQUES ! » ou la Résistance de Caraquet. Drame historique acadien,

    [Moncton. N.-B., « l'Évangéline » ltée, 1929], 42 p.

ETUDES

[Annonce], « Pièces canadiennes par James E. Branch [...]», l'Évangéline, 4 avril 1929, p. 8 ;

«[...] Pointe-Verte. Draine historique canadien. Jusqu'à la mort (...) », l'Évangéline, 22 septembre 1932, p. 7.

Lionel Groulx, l'Enseignement français au Canada, t. II, Les Écoles des minorités, chap. I et II.

Édouard-G. Rinfret. le Théâtre canadien d'expression française, t. I, p. 83-86.

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