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CE QUE DISAIT LA FLAMME

roman d' Hector BERNIER.

Second et dernier roman d'Hector Bernier, Ce que disait la flamme baigne dans l'atmosphère du Congrès de la langue française, tenu à Québec en 1912, et engage « la jeunesse canadienne à cultiver, à développer dans son âme l'amour de notre race ».

Fils de Gaspard Fontaine, un richissime industriel, Jean, un jeune médecin animé du désir de voir prospérer sa patrie et de travailler au relèvement de la « race canadienne-française », tente d'inculquer cet idéal à son père et à sa sœur Yvonne, tous deux réfractaires. Pour épouser Lucille Bertrand, fille d'un modeste employé de son père, Jean renonce à l'héritage, quitte le foyer paternel et se consacre aux soins des pauvres. Édifiés par ce bel exemple de générosité, Yvonne, maintenant épouse désenchantée de Lucien Desloges, et Gaspard décident de marcher sur les traces de Jean et de se dévouer pour la « race ».

La thèse patriotique et une double intrigue amoureuse s'entrecroisent constamment pour culminer au dernier chapitre, au cours duquel s'élucide l'énigme du titre : la « flamme » est celle du dévouement envers les autres. L'action dure environ cinq mois, mais le temps ne s'écoule qu'artificiellement. En réalité, le lecteur ne vit pas avec les personnages, qui n'ont pas d'autonomie psychologique ; Jean est un double de l'auteur, son véritable porte-parole ; les autres personnages, qu'ils partagent ou non son idéal, lui permettent surtout de développer abondamment une thèse qui ne réussit pas vraiment à s'incarner.

Décrié par les uns, encensé par les autres, ce roman tomba vite dans l'oubli.

Yvan G. Lepage.

OEUVRES

CE QUE DISAIT LA FLAMME,

Québec, Imprimerie de « l'Événement », 1913, XII, 452 p.

ETUDES

M. D., « Bibliographie canadienne. Ce que disait la flamme, roman par H. Bernier », la Nouvelle-France, septembre 1914, p. 431.

Alfred Duclos Decelles, Préface du roman, p. VII-XII [parut d'abord dans le Nationaliste, 2 novembre 1913, p. 3]. —

J[ules] F[OURNIER], « Deux livres nouveaux », l'Action, 15 novembre 1913, p. 1.

Antonio Huor, « Ce que disait la flamme... », Bulletin du parler français au Canada, janvier 1914, p. 175-176.

Gustave Lanctot, « Un roman canadien. Une étude de Ce que disait Ia flamme, le roman de M. Hector Bernier [...] », la Patrie, 18 avril 1914, p. 15.

Jules Lefranc, « Littérature canadienne-française. Ce que disait la flamme par M. Hector Bernier », l'Action, 11 avril 1914, p. 3 [Du Réveil ]. –

Edmond Léo [pseudonyme d'Armand Chossegros], « Causerie littéraire. Ce que disait la flamme, par Hector Bernier », le Devoir, 22 novembre 1913, p. 2.

Yvan-G. Lepage, « Hector Bernier, romancier de l'idéalisme abstrait », Voix et Images, avril 1977, p. 358-364.

Jos-D. Michaud, «Ce que disait la flamme», le Bic, mai 1923, p. 5.

Camille Roy, «Courrier littéraire. Ce que disait la flamme par Hector Bernier », l'Action sociale, 5 décembre 1913, p. 6 [reproduit dans Nouveaux Essais de littérature canadienne, p. 345-356].

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