Collections - Bibliothèque et Archives nationales du Québec.
POÈMES ÉPARS

recueil de Joseph LENOIR-ROLLAND.

Né à Saint-Henri-des-Tanneries le 15 septembre 1822, fils de Nicolas Lenoir, dit Rolland, et de Marie-Angélique Cazelet, Joseph Lenoir-Rolland fait ses études au Collège de Montréal. Reçu au barreau le 4 octobre 1847, il milite dans les rangs de l'Institut canadien de Montréal et fait partie des treize jeunes libéraux qui rédigent le journal l'Avenir. Devant ce même Institut, il lit un essai intitulé « la Civilisation et les Lettres », publié dans le Pays du 9 février 1852. En 1857, un peu avant la condamnation de l'Institut canadien par monseigneur Ignace Bourget, il se détache des radicaux et entre au Journal de l'Instruction publique comme assistant-rédacteur et bibliothécaire du bureau de l'Éducation. En 1853, il avait tenté, mais en vain, de publier un recueil, les Voix occidentales ou Chants nationaux. Tout porte à croire qu'il serait le compilateur de la Lyre canadienne, éditée à Montréal en 1847. En 1860, à l'occasion de la visite du prince de Galles, il publie un guide de la métropole : Montréal et ses principaux monuments. Il meurt à Montréal le 3 avril 1861. Il a épousé en 1847 Félicité Latour.

JOSEPH LENOIR est l'un des meilleurs poètes entre François-Xavier Garneau et Octave Crémazie. Son recueil posthume, Poèmes épars, édité en 1916 par Casimir Hébert, groupe vingt et un poèmes, soit moins d'un tiers des pièces qu'il avait publiées dans divers périodiques entre 1840 et 1859. L'ordre chronologique de la publication y est respecté, sauf pour « les Laboureurs » (parus en 1853 et non en 1857) et « le Roi des Aulnes » (paru d'abord en 1850). La pièce « les Deux voix » y est faussement attribuée à Lenoir.

Le poète Lenoir appartient à la génération qui vécut l'Union des Canadas ; son oeuvre reflète le sentiment de prostration collective que suscita l'Union, puis le refus de démission et la reprise de confiance en la nation. Obsédé par le pays tout comme ses contemporains, il rêve de redonner aux Canadiens la place qui leur revient de droit chez eux, mais il délaisse la poésie patriotique à la manière des Garneau, Angers et Petitclair. Il renouvellera la poésie canadienne en son inspiration et en son expression formelle. Il tracera son propre sentier à la faveur du renouveau culturel qui se fait jour à Montréal de 1844 à 1849. Les tendances romantiques, parnassiennes et symbolistes s'entremêlent dans sa poésie. Le nationalisme social, humanitaire et républicain colore une pensée nettement tournée vers l'avenir.

Dans le dessein de renouveler ses sources d'inspiration, Lenoir se tourne d'abord vers la poésie populaire. Familier des chansons françaises et canadiennes, il partage l'engouement de quelques-uns de ses contemporains. Ses premiers poèmes s'inspirent de légendes canadiennes et étrangères. Sur le modèle d'une légende Scandinave, « le Chant de mort du guerrier », Lenoir compose « le Chant de mort d'un Huron. Légende canadienne ». Un guerrier indien, affaibli par l'âge, adresse des adieux touchants à la vie, face au grand chêne de la montagne. Le poème entier baigne dans le symbolisme mythologique et sacré : la montagne, point de rencontre du ciel et de la terre ; le chêne sacré, cher aux aïeux, médium de communication entre le Huron, les divinités et les morts. Dans « le Génie des forêts. Légende », Lenoir adopte le ton macabre des récits nordiques et le transpose dans le cadre de la grande forêt canadienne. Il réussit ainsi à créer un climat de sauvagerie des premiers temps de la colonie. La lutte mortelle entre l'esprit maléfique des vieilles forêts et les guerriers indigènes est évoquée par un ensemble de résonances symboliques et mythiques : les noirs brouillards, les crânes-trophées, le chaudron rituel et le jus des os, le rire rauque et sauvage de l'esprit sanglant qui persiste à hanter les plaines arides. Le plus connu de ces récits épicolyriques, « le Roi des Aulnes », légende imitée de Goethe, paraît d'abord sous le titre de « l'Esprit du rivage. Ballade ». Le dialogue, simple, concret, naïf même, met en présence deux mondes : le réel représenté par le père qui n'aperçoit pas l'esprit malsain sorti des eaux ; l'imaginaire, par l'enfant qui se laisse mystérieusement fasciner par une vision jusqu'à en mourir.

D'autres poèmes s'inspirent des principales manifestations de la vie quotidienne. Pour exprimer la durée patriotico-nationale, Lenoir, dans « la Fête du peuple », recourt au mythe de la fête, qui symbolise en quelque sorte ici le désir secret d'évasion hors du temps historique et le retour à la situation idéale du Régime français. Le sixain initial bien rythmé, consacré aux filles et aux femmes du pays, revient comme un refrain à la fin du poème. Les préoccupations sociales inspirent l'une des pièces qui connut la plus large diffusion, « les Laboureurs ». Aux propos en faveur de l'instruction du laboureur, se mêlent des évocations rapides de la vie des campagnards. Le poème « Misère » constitue un vibrant appel à la pitié. Au nom des parias, Lenoir condamne les abus de la propriété privée en évoquant les maux et les vices qu'ils engendrent. Il interpelle les responsables de ces malheurs : « Condamnés à mourir dans leur ignominie ° Ils passent sous vos yeux traînant leurs agonies. » Cependant, loin d'inciter les pauvres à se révolter, il les réconforte dans « Labeur et Récompense » par la certitude que déjà ils triomphent de leur infortune. À l'époque où le Canada renoue officiellement ses relations avec la France (1855), Lenoir prône les principes républicains et la libération des peuples. Dans des strophes intitulées « Angleterre », il fustige Napoléon III et le Second Empire, et se tourne vers la « magnanime Angleterre » qui sait ouvrir ses « larges bras aux proscrits de la terre ».

Influencé par Hugo (les Orientales) et par Byron (Oriental Tales), Lenoir introduit au Canada le goût de l'orientalisme et de l'exotisme. Il célèbre la résistance de Souli, petite ville d'Épire, contre les Turcs. « La Mère Souliote », réfugiée avec d'autres femmes sur un pic élevé, clame sa détresse à mesure qu'avance l'armée et qu'approche l'instant où elle va se précipiter dans l'abîme avec son enfant plutôt que subir le joug des Ottomans. « Dayelle — Orientale » peint un cheik qui a perdu tous ses biens. N'ayant plus son dromadaire pour voyager, il ne peut aller rejoindre son amante Dayelle, et il confie à la brise du soir ses messages d'amour. Dans une romance, « la Bayadère », une danseuse de l'Inde, sorte de femme fatale, se laisse séduire et succombe à « l'étreinte brutale » ; les rapides évocations de costumes, de gestes, d'expressions ainsi que le rythme ensorcelé suggèrent poétiquement la liberté des moeurs de ces pays de légende. « Graziella », imitée manifestement de Lamartine, exprime la tendresse amoureuse d'une jeune Italienne forcée de dire adieu à son amant. Ce poème répond à des exigences nouvelles de sensibilité et d'imagination qui affleurent alors au Canada. « Le Bandit mort » met en scène le type romantique du bandit généreux, nouvel Hernani, à l'écorce rude mais au coeur dominé par un grand amour.

Comme d'autres romantiques, Lenoir s'inspire aussi de l'Amérique. En 1853, il compose « Au Texas », histoire macabre de bandits aventureux pour qui la hache et le couteau sont les instruments choisis de mort et de supplice. S'adressant aux « Délicats amateurs d'au-delà l'Atlantique ». il démontre « qu'un duel d'Amérique [...] N'a pas assez de sang pour laver une injure ° N'a pas assez tué le corps d'un dur rival. » Par la répétition du quatrième sixain en position finale, Lenoir obtient une charge poétique nouvelle. Cette tendance réaliste marque plusieurs essais. Qu'il suffise de souligner le goût parnassien présidant à la composition de « Notre-Dame de Montréal », l'un de ses poèmes les mieux réussis. En quatre sixains le poète dit l'essentiel de ce monument « Au front crénelé comme un castel antique ». Les premières strophes en décrivent la beauté et l'atmosphère de paix. La dernière en dégage la signification humaine : située au coeur de la place publique, cette basilique, la plus majestueuse d'Amérique à cette époque et autour de laquelle s'est tissée la vie de la nation canadienne-française, est « un phare sur un écueil ». La structure elle-même du poème exprime à sa façon la double idée de solidité et de paix mystérieuse : d'une part, la concision vigoureuse, la force des sonorités, la densité et les raccourcis éloquents ; d'autre part, la simplicité du développement et l'harmonie des vocables.

À l'instar des romantiques européens, Lenoir nous livre des traductions ou des imitations d'auteurs étrangers. «Le Géant », traduction d'une pièce de l'Anglais Charles Mackay, ressemble à une fable enfantine. Un géant se présente chez le poète qui, le premier émoi passé, l'affronte carrément. Le colosse s'évanouit comme un fantôme : « Narguons-les : ils n'existent plus. » On reconnaît ici le goût de l'époque pour le gigantisme en même temps que la portée symbolique du sujet. Le mythe du géant est un appel à l'héroïsme humain, puisqu'il représente tout ce que l'homme doit vaincre pour se libérer et s'épanouir. Dans « la Harpe magique », pièce imitée du même Mackay, un génie fatal étreint violemment l'instrument. Après quoi on ne pourra plus en tirer d'accords. La harpe, symbole des tensions entre les instincts matériels et les aspirations spirituelles, suggère ici l'équilibre humain et la maîtrise de soi. « La Fenêtre ouverte », imitée de Longfellow, exprime la tristesse du poète quand il constate la disparition de deux enfants du voisinage qui charmaient son existence. Sur un thème emprunté au poète anglais Robert Burns, Lenoir célèbre, dans « Caledonia », l'amour patriotique.

En un temps où les lettres canadiennes étaient encore au berceau et où les littératures étrangères étaient peu connues, pourrait-on faire grief à Lenoir d'avoir introduit ces dernières chez nous en les traduisant et en les imitant ?

Une quarantaine de poèmes non colligés dans les Poèmes épars ont paru dans les journaux à tendance fortement libérale, tels l'Avenir, le Moniteur canadien, le Pays. Ces poèmes révèlent un Lenoir humain, tout proche aussi de la réalité socio-politique des Canadiens, et porte-parole parfois violent de l'Institut canadien de Montréal. Nous y découvrons, tout comme dans les Poèmes épars, un romantique avide de renouveler maîtres et modèles, thèmes et formes poétiques.

Le thème éternel de l'amour, déjà abordé ici par Charles Lévesque [V. Poèmes épars*] est repris avec bonheur par Lenoir. Dans le goût des jeunes collaborateurs de l'Avenir, le poète confond en un seul amour la femme et la patrie. Le chant patriotique « Aux femmes de mon pays », dédié aux Canadiennes « douces, pures, gentilles » qui « charment nos vies » et « nos coeurs », est largement diffusé jusqu'à la fin du siècle. En réponse à la question « Qu'est-ce que le chant ? », titre d'une pièce très brève, le cri d'amour de la femme est donné comme l'une des définitions de la poésie. Le type humain de « Pablo le toréador » incarne plusieurs traits du héros romantique. Il est fier de ses triomphes et de sa célébrité, qui lui valent des invitations de partout. Mais il est surtout amoureux fou. Ni la popularité, ni tout l'or de l'Espagne ne peuvent rien contre l'amour. Aussi met-il fin à sa carrière pour aller, avec sa Juanita, jouir de la vie libre de la montagne. Parfois, comme dans « Amour », Lenoir essaie de percer les secrètes pensées des amoureuses, de la coquette sans doute, mais surtout de celle qui « se perd par trop d'amour ». La « Légende de la fille aux yeux noirs », dédiée à la Montréalaise Iacintha, par ses procédés poétiques, notamment le rythme fort, où l'alexandrin alterne avec l'hexasyllabe, l'atmosphère de mystère, le style direct, les répétitions, les allitérations, s'efforce visiblement d'imiter les complaintes et les chansons anonymes. Il s'agit cette fois de l'aventure tragique d'une fille candide qu'un « fol amour perdit », que « sa mère frappa » et que « son père maudit ». L'aigle noir qui plane au début du récit comme oiseau tutélaire contraste avec les spectres blancs et les squelettes aux « pieds fourchus » qui hantent la fin du poème.

Le sentiment religieux anime maintes poésies de Lenoir. « Rêverie », une contemplation nocturne, découvre au poète qu'il n'a rien à envier aux bienheureux. Tout proches ici sur terre « nous pouvons contempler quelques anges sereins » : ce sont nos enfants, nos femmes, nos amis, « chair faite avec la chair ». Le poème « Sacerdos in oeternum », l'un de ses meilleurs, peint un prêtre qui incarne à la perfection la fraternité évangélique.

La plupart des poèmes non colligés de Lenoir expriment des revendications sociales. À la manière du héros byronien, le poète entre en guerre ouverte contre toute forme de tyrannie. Esquissé d'abord dans « Haine », ce thème revient dans « les Euménides », qui s'en prend aux transfuges politiques devenus complices du pouvoir. Le «Chant du Corsaire. 1760 », inspiré sans doute de Byron (« The Corsair »), trahit le ressentiment de Lenoir devant la défection de plusieurs libéraux. L'esprit démocratique, autre trait byronien, transpire dans les strophes « Au peuple », consacrées à la louange de l'idéal républicain. Le nationalisme du poète s'harmonise avec ses idées humanitaires. Dans un court poème, « l'Avocat », il proteste contre « les impôts, l'honoraire, la dîme » qui écrasent le peuple, et contre le système d'éducation qui produit trop d'avocats et de prêtres. Les problèmes des prolétaires le touchent particulièrement. Dans un monologue en vers, « l'Ouvrier », il met en scène un salarié qui réclame des conditions de travail plus humaines.

Le souci de l'actualité n'exclut pas l'attrait de Lenoir pour le fantastique et le macabre, selon le goût de l'époque. Dans un récit intitulé « Folie, Honte, Désespoir », il s'élève contre les corrupteurs de moeurs, puis il peint la triste fin de trois jeunes gens victimes de leur influence malfaisante : « Trois cadavres puants, aux clous d'un noir gibet ». Une rêverie plutôt sensuelle, « Fantasmagorie », fait de Lenoir un précurseur des décadents. Dans un décor de marbre, d'or, d'opale ou d'azur, une femme aux parfums troublants, ange ou démon, on ne saurait dire, hante un rêve de flamme et de volupté.

On a peut-être méconnu la part qui revient à Lenoir dans le renouvellement de la poésie canadienne au XIXe siècle. Il tente de l'affranchir de l'exclusivisme des thèmes politico-patriotiques. Il explore des domaines pratiquement ignorés chez nous : ceux des guerriers et génies du folklore, des personnages exotiques et mythiques, du réalisme, des problèmes humanitaires, des traductions et imitations des littératures étrangères. Il puise aux sources les plus variées : huronne, iroquoise, anglo-écossaise, espagnole, allemande, italienne, grecque, turque, arabe, hindoue. Le nombre de ses maîtres apparaît dans les textes mis en épigraphe à ses poèmes : ils sont tirés de trente auteurs différents, dont Lamartine, Hugo, Lamennais, Béranger, Chénier, Guiraud, Thomson, Byron, Shakespeare, Mackay, Sterne, Longfellow, Goethe, Heine. À l'instar de Byron, Lenoir tranche sur ses contemporains par la variété de ses accents : tendresse, passion, ironie macabre, fidélité envers la femme, amour des enfants et des faibles, mépris des exploiteurs, haine de la tyrannie, culte du passé, vision de l'avenir, rêverie mystérieuse, foi chrétienne.

Par la priorité qu'il accorde à la forme poétique, Lenoir fait figure de novateur au Canada français. Il insiste avant tout sur l'importance pour notre poésie, originale sans aucun doute quant au fond, de se donner une forme propre. Lui-même ne cesse de chercher une expression formelle à la fois plus concise et plus suggestive. La chanson politique, à la manière de Garneau et des autres poètes de sa décennie, l'attire peu. Il préfère le poème court, dépouillé, sobre, où se mêlent volontiers le trait exact et le rêve. Tout son univers poétique baigne dans une atmosphère de mystère.

Ses formes strophiques préférées sont celles des bons romantiques de cette époque. Le quatrain, qu'il compose d'abord d'octosyllabes et de décasyllabes, s'améliore sous sa plume pour devenir le quatrain isométrique d'alexandrins, forme souvent pratiquée par Lamartine, Hugo, Rimbaud, et qui conservera sa vogue jusqu'au XXe siècle. Dans ses premiers poèmes, il utilise le quintil généralement d'après le schéma « abaab ». Plus tard, il affectionne le sixain, strophe lyrique d'une structure parfois symétrique (12.12.8), mais le plus souvent d'une forme secondaire à base d'alexandrins avec le seul mètre court au troisième vers. C'est la strophe caractéristique de Lenoir. Mais il recourt également au huitain d'octosyllabes dans quelques chansons et dans les poèmes auxquels il veut donner l'allure de complaintes ou de romances.

La forme polie de son vers, le plus souvent l'alexandrin et l'octosyllabe, vise à la densité d'expression, aux raccourcis évocateurs. Parfois, la charge de sensations et de suggestions confine au symbolisme. Tel est le cas, par exemple, de la structure enveloppante pratiquée par Lenoir et qui consiste à répéter la strophe initiale à la fin du poème ; elle reçoit alors, dans cette nouvelle position, une charge poétique accrue, par les significations multiples qu'elle acquiert.

Dès la première publication de ces poèmes, la critique a reconnu le talent de Lenoir. En 1853, elle souligne déjà son originalité, sa diction parfois pompeuse mais abondante, variée et entraînante, ainsi que la richesse de l'expression et la facilité de la rime. À la parution posthume des Poèmes épars (1916), Lenoir est décrit comme l'un des meilleurs poètes canadiens du siècle précédent, et son oeuvre, comme remarquable pour l'époque. Une critique de 1931 ne voit cependant en lui qu'un poète doux et langoureux, ou encore le pasticheur des Orientales et de Graziella. De nos jours, un renouveau d'intérêt se manifeste pour les aspects thématiques et formels de ses vers.

L'originalité de Lenoir et son influence sur ses contemporains sont incontestables. Il élargit en tous sens les horizons poétiques du Canada français. Il esquisse les thèmes du pays et montre par ses traductions et ses imitations où puiser des inspirations nouvelles.

Jeanne d'Arc LORTIE.

OEUVRES

POÈMES ÉPARS,

recueillis, mis en ordre et publiés par Casimir Hébert, Montréal, « le Pays laurentien », 1916, 74 p. [Quelques-uns de ces poèmes ont paru dans la Minerve :] « Légende », 4 janvier 1844, p. 1. « Euménides. Aux sangsues du peuple », 1er juillet 1847, p. 1. « La Charité », 31 décembre 1853, p. 2. « Nouvel An, franc rire et gaîté », 31 décembre 1856, p. 2. [Dans la Revue canadienne :] « Haine », 26 février 1847, p. 3. [Dans l'Avenir :] « Un portrait », 21 juillet 1847, p. 5. « Le Chant du Corsaire », 5 février 1848, p. 1. « Rêverie », 26 février 1848, p. 1. « Folie, Honte, Déshonneur », 4 mars 1848, p. 1. « Dayelles », 5 avril 1848, p. 1 ; RN, IV, 1850, p. 184. « Indigence », 22 avril 1848, p. 1. « La Légende de la fille aux yeux noirs. Dédiée à Iacinta », 20 mai 1848, p. 1. « La Fête du peuple », 24 juin 1848, p. 1 ; RN, IV, 1850, p. 167 ; le Journal de Françoise, 20 juin 1903, p. 81. « À une jeune fille », 5 août 1848, p. 1. « Aux femmes de mon pays ! », 2 septembre 1848, p. 2. « Pablo le toréador », 30 septembre 1848, p. 1. « Casablanca. Imité de l'anglais », 13 octobre 1848, p. 1. « Adresse des porteurs de l'Avenir pour le jour de l'An 1849 », 3 janvier 1849, p. 1. « Graziella », 11 avril 1849, p. 1 ; RN, IV, 1850, p. 402-403. « À Rome régénérée », 26 juin 1849, p. 2. « Mil huit cent quarante-neuf », 26 juin 1849, p. 3. « Poésie canadienne. L'Esprit du rivage. Ballade », 30 mars 1850, p. 1 ; le Moniteur canadien, 12 avril 1850, p. 4. « Poésie canadienne. Amour », 6 avril 1850, p. 1 ; le Moniteur canadien, 19 avril 1850, p. 3. « Poésie canadienne. Fantasmagorie », 13 avril 1850, p. 1 ; le Moniteur canadien, 26 avril 1850, p. 4. « Adresse de l'Avenir. Adresse du jour de l'an (1850) », feuille volante de l'Avenir, 3 janvier 1855, 1 f. [Dans l'Album littéraire et musical de la Minerve :] « la Mère Souliote », mai 1848, p. 233 ; l'Avenir, 8 juillet 1848, p. 1 ; RN, IV, 1850, p. 184-186. [Dans l'Album littéraire et musical de la Revue canadienne :] « la Bayadere. Romance », juillet 1848, p. 168 ; le Canadien, 2 août 1848, p. 1 ; l'Avenir, 9 août 1850, p. 1. [Dans le Canadien :] « le Bandit mort. Imité de l'anglais », 2 août 1848, p. 1 ; l'Avenir, 10 août 1850, p. 1 [sous le titre « Poésie canadienne. Le Bandit mort »]. (Dans le Pays :] « Au peuple. Prospectus », feuille volante du Pays, 1851, 1 f.; 15 janvier 1852, p. 1. « Les Jeux », 7 juin 1852, p. 1. « Le Pays. Étrennes du jour de l'an 1853. Montréal, 1er janvier 1853. Aux lecteurs », feuille volante du Pays, 1853, 1 f. ; 3 janvier 1853, p. 1. « L'Ouvrier », 10 février 1853, p. 1 [repris dans l'édition hebdomadaire du 15 février 1853, p. 1]. « Mil huit cent cinquante-cinq », feuille volante du Pays, 1er janvier 1855, 1 f. ; 3 janvier 1855, p. 1. « Adresse du Pays à ses abonnés. 1857 », feuille volante du Pays, janvier 1857; 2 janvier 1857, p. 1. [Dans le Moniteur canadien :] « Cadeau du Moniteur canadien à ses abonnés. Mil-huit-cent-cinquante-deux. Souhaits du nouvel an. Chanson », 3 janvier 1852, p. 3. « Sacerdos in oeternum », 16 décembre 1852, p. 3. « Adresse du Moniteur canadien à ses abonnés. Premier janvier 1853 », 7 janvier 1853, p. 1. « Agricoloe », 3 février 1853, p. 1 [sous le titre « les Laboureurs », le poème, remanié, paraît dans quelques périodiques :] Journal de l'Instruction publique, août 1857, p. 151 ; l'Enseignement primaire, décembre 1892. p. 109 et février 1921, p. 369. [« la Charité, cet ange...] », 5 janvier 1854, p. 2. « Aux membres de l'Institut canadien », 4 mai 1854, p. 2. [Dans la Ruche littéraire et politique :] « Bluette », novembre 1853, p. 594. « Misère. À M. J. Gentil », novembre 1853, p. 65 1-652. « Angleterre », janvier 1854, p. 707-708. [Dans le Journal de l'Instruction publique :] « Labeur et Récompense », février 1857, p. 35. « Notre-Dame de Montréal », septembre 1857, p. 175 ; la Minerve, 24 juin 1884, p. 2 ; le Monde illustré, 15 août 1891, p. 246 [sous le titre « Église Notre-Dame de Montréal »]. « La Fenêtre ouverte », mars 1858, p. 70 ; le Bazar, 18 septembre 1886, p. 213 [traduit de Longfellow]. « Le Géant. Traduit de l'anglais de Charles Mackay », mai 1858, p. 70. « La Harpe magique. Traduit de l'anglais de Charles Mackay », juillet 1858, p. 112. « Caledonia. (Imité de Burns) », janvier 1859, p. 1. « Ballade. Le Roi des Aulnes. Imité de L'allemand de Goethe », février 1860, p. 21-22. [Sous le pseudonyme « Peuple », dans le Moniteur canadien :] « les Élections », 28 novembre 1851, p. 1. « Rouge et Blanc », 28 novembre 1851, p. 1 ; la Minerve, 4 décembre 1851, p. 2. « L'Élection montréalaise », 19 décembre 1851, p. 1. [Sous le pseudonyme « Athos », dans l'Avenir :] « le Réveil », 17 juin 1852, p. 1. [Sous le pseudonyme « Jean Meunier », dans le Moniteur canadien :] « l'Avocat », 23 septembre 1852, p. 1.

ETUDES

Ernest BILODEAU, « Poèmes épars de Joseph Lenoir-Rolland [...] », le Nationaliste, 18 juin 1916, p. 4.

Monique BIRON, « Essai bio-bibliographique sur Joseph Lenoir-Rolland, poète canadien », Montréal, École des bibliothécaires, Université de Montréal, 1948, IV, lO f

Laurence-A. BlSSON, le Romantisme littéraire au Canada français, p. 83-90.

Émile CHARTIER, « les Poèmes épars de Joseph Lenoir », le Devoir, 17 juin 1916, p. 1.

Albert DANDURAND, la Poésie canadienne-française, p. 40-47, 168, 236-237.

A. McDonnell DAWSON, « les Poètes canadiens-français », le Journal de l'Instruction publique, février-mars 1869, p. 19.

E. F., « les Poètes français-canadiens. La poésie française au Canada », le Journal de Québec, 25 avril 1874, p. 1.

Casimir HÉBERT, Préface du recueil, p. 5-7 ;

« Bibliographie », le Canada, 15 juin 1916, p. 7.

Jeanne d'Arc LORTIE, ALC, IV, p. 44-46 ;

la Poésie nationaliste au Canada français (1606-1867), p. 276-290, passim.

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