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[CONTES ÉPARS]

d' André-Napoléon MONTPETIT.

DISPERSÉS dans plusieurs périodiques, les quelque dix-sept contes connus d'André-Napoléon Montpetit sont souvent inspirés de la tradition populaire et traitent de sujets divers. Quelques-uns sont teintés d'humour. « Antaya ou la Maladie de la cheville » met en scène Antaya, un « jeteux de sort », qui convainc sa victime préférée, la mère Turpin, de lui céder une dinde qu'il vient de tuer d'un coup de cheville de bois, lui laissant croire que l'oiseau est mort de la terrible maladie de la cheville. Dans « Au Labrador », la mère Parent, de Blanc-Sablon, tenancière d'une maison close, veut empêcher le missionnaire de prêcher, de crainte de voir diminuer sa clientèle. D'autres contes s'attachent à décrire des coutumes (« le Pain bénit ») ou des croyances populaires (« le Marché de Noël »).

Montpetit est surtout un conteur anecdotique. Un fait divers lui suffit pour amorcer sa narration. La rencontre d'une infirme lui suggère le sujet de « la Muette de Montmorency ». Des souvenirs de chasse et de pêche lui inspirent « le Vieux Fumeur de la montagne », « Pêche et Chasse. Saint-Thomas », « les Sept-îles ». Il puise aussi dans l'actualité « les Deux bourreaux de Bissonnette ».

Montpetit a ressuscité quelques légendes. Dans « la Chasse à l'orignal », un vieux chasseur guérit ses rhumatismes en s'introduisant dans la carcasse d'un orignal qu'il vient d'abattre. Il évoque, dans « le Serpent de mer de Canard Blanc », la légende du serpent de mer du lac Barrière, et, dans « Un notaire loup-garou », la légende des loups-garous.

Montpetit ne maîtrise pas l'art de la narration au même degré que Fréchette, Lemay, Faucher de Saint-Maurice ou Taché. Ses sujets le contraignent trop souvent à expliquer plutôt qu'à raconter. Quelques-uns de ses contes feraient néanmoins bonne figure dans une anthologie.

Aurélien BOIVIN

OEUVRES

[On trouve les contes de Montpetit dans le Colonisateur :] « la Muette de Montmorency », 20 et 22 mai 1863, p. 1. [Dans l'Opinion publique:] « Nouvelle canadienne », 1er-22 janvier 1870, p. 3, 14, 15, 22-23 ; [sous le titre ] « Quand les grenouilles auront des queues », le Courrier du Canada, ll-18 février 1870; le Courrier de Beauharnois, 24 mars-14 avril 1870, p. 1 : [sous le titre ] « le Père Giroux », le Canard, 19 et 26 août 1889. « Le Vieux Fumeur de la montagne », 3 et 10 octobre 1872, p. 478, 483-484. « Neuf jours chez un trappeur », 8 juin-3 août 1876. « Pêche et Chasse. Saint-Thomas », 10, 24 mars-21 avril 1881. [Dans la Presse :] « Chefs hurons : Odilonroasti — Odasio — Athatuistari », 1er août 1885, p. 3. « Le Pain bénit », 8 août 1885, p. 3. « M. Biron », 15 août 1885, p. 3. [Dans le Nouvelliste (Québec):] « les Deux bourreaux de Bissonnette », 17-19 septembre 1885, p. 3-4. [Dans la Minerve :] « la Chasse à l'orignal », 7 mai 1887, p. 6. « Le Marché de Noël », 26 décembre 1887, p. 2. « Antaya ou la Maladie de la cheville », 21 janvier 1888, p. 2. [Dans la Revue nationale:] « les Sept-îles», 1895, p. 56-59, 97-106. [Dans le Soir:] « Au Labrador. La mère Parent de Blanc-Sablon », 23 mai 1896, p. 5. « Un notaire loup-garou », 30 mai 1896, p. 5. « Le Serpent de mer de Canard Blanc », 6 et 13 juin 1896, p. 5.2.

ETUDES

Aurélien BOIVIN, le Conte littéraire québécois au XIXe siècle. p. 282-286.

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