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ARMAND DURAND

ou la Promesse accomplie, traduction par Joseph-Auguste Genand d'un roman de madame Jean-Lucien LEPROHON.

ARMAND DURAND OR A PROMISE FULFILLED, le meilleur roman de madame Jean-Lucien Leprohon, parut en feuilleton dans The Daily News de Montréal en 1868. Il fut édité par Lovell la même année et traduit en français l'année suivante par Joseph-Auguste Genand, sous le titre Armand Durand ou la Promesse accomplie.

L'intrigue se déroule à Alonville, petit village en bordure du Saint-Laurent, et à Montréal. Les demi-frères Armand et Paul Durand sont fils d'un cultivateur à l'aise d'Alonville. Armand, l'aîné, est le plus studieux ; il veut devenir avocat. Paul, lui, abandonne très tôt ses études pour cultiver la terre paternelle. Envieux, il discrédite Armand auprès de son père moribond et devient légataire universel. Déshérité, Armand jure de se venger, mais il en est dissuadé par une vieille tante.

Sur ce drame familial se greffe une intrigue amoureuse. Pendant ses études au Collège de Montréal, Armand s'éprend de Gertrude de Beauvoir, nièce de monsieur de Courval, le seigneur d'Alonville. Mais la mère de la jeune fille la destine à Victor de Montenay, fils de famille. Oubliant Gertrude, Armand s'éprend d'une servante, Délima, et l'épouse. Mais sa femme se montre bientôt exigeante, acariâtre. Pour la soustraire à de mauvaises influences, Armand s'associe à un cabinet d'avocat de Québec. Le jeune couple vit paisiblement pendant quelques mois, mais Délima meurt en couches. Armand retrouve Gertrude de Beauvoir, qui lui était restée fidèle.

Ce roman, comme tous les autres du même auteur, pêche surtout contre la vraisemblance. Pour conduire son intrigue, la romancière ne compte que sur les coïncidences, les morts subites et prématurées, les rencontres fortuites, les réconciliations. En revanche, la description de la vie conjugale d'Armand et de Délima ne manque pas d'intérêt. Au cours des querelles de ménage, le dialogue devient incisif et les sentiments, plus authentiques.

John C. STOCKDALE.

OEUVRES

ARMAND DURAND ou la Promesse accomplie.

Traduction française par Joseph-Auguste Genand, Montréal, J.-B. Rolland & fils, 1869, 315 p. ; le Pionnier de Sherbrooke, 11 juin 1869-6 mai 1870 ; l'Union des Cantons de l'Est, 24 décembre 1874-29 juillet 1875 ; Montréal, C.-O. Beauchemin & fils, 1892, 367 p. ; la Presse, 29 juillet 1922-5 janvier 1923 ; Armand Durand or A Promise Fulfilled, The Daily News, 1868; Montreal, John Lovell, 1868, 77p.

ETUDES

Frère ADRIAN [Henri DENEAU], « Life and Works of Mrs. Leprohon », Thèse, Fall River (Massachusetts), 1948, 133 f.

John C. STOCKDALE, « Mullins, Rosanna Eleanora (Leprohon) », DBC, X, p. 588-590.

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